mercredi 23 février 2011

Sur la ligne 346

Tjoo
Fin-janvier je vous parlais de ce concours Opennet et de la nouvelle que j'ai écrite, en voilà donc un extrait!

Il s'agit de mon personnage principal "Nora" qui est une jeune fille qui vit avec sa grand-mère dans la banlieue de Hambourg. Elle suit une école d'Art et lors de son trajet en bus, un matin, elle se fait plusieures réfléxions sur la vie, sa vie et son avenir, en parallèle de ce qu'elle voit par la fenêtre.

Je pense pas intéressant de publier toute la nouvelle mais en voici un extrait qu'on aime bien Ludivine et moi ;)

Le bus stoppe net à un arrêt et ouvre ses portes. Deux dames entrent, une des deux a environ septante ans, l’âge de ma grand-mère.
Ca me fait penser à elle, ma grand-mère, elle rigole toujours en comparant les françaises et les allemandes : « Ah non ma chérie ! Excuse-moi mais les françaises ont une élégance qu’on ne retrouve chez aucune autre femme au monde » dit toujours Lisette !
Bien sûr, Lisette est parisienne. Elle a grandi à Paris, sa maman étant danseuse au Crazy Horse, elle a baigné toute son enfance dans le milieu des paillettes, du spectacle et du charme. J’y pense c’est sûrement de là que me vient mon côté artistique. Au faite, je suis étudiante dans une Ecole d’art, je fais également du théâtre et un peu de musique, avec un groupe de copains.
Donc, ma grand-mère a grandit à Paris où, adolescente déjà, elle était danseuse. Elle y a vécu la seconde guerre mondiale et c’est justement pendant cette période qu’elle a connu mon grand-père, allemand, pilote de chasse pour la Luftwaffe. Son avion s’était écrasé en Normandie mais ne voulant pas retourner dans l’armée, il était venu se cacher dans la capitale.
Je m’imagine au travers de toutes les histoires qu’elle me raconte, ce Paris romantique, ce Paris des amoureux, monde de spectacles, de paillettes et de joie. Ce Paris où tout était possible, où tous les rêves de jeunes filles pouvaient devenir réalité. Quel monde extraordinaire ! Tous les sens étaient exaltés dû également à la période de guerre où l’on ne savait pas de quoi serait fait le lendemain. On y vivait chaque instant avec beaucoup d’intensité, un jour emporté par la passion et le lendemain, le garçon étant repartit au front, on se retrouvait perdue. Emotionnellement difficile mais tellement plus excitant et tellement plus vivant.

Quelques textes seront publiés sur leur site internet en mai, je vous en donnerai les coordonnées d'ici-là.

Mars approche et mon prochain dossier sur "L'Auteur incontournable..." sera sur Lauren Weisberger qui a, entre-autre, écrit "Le Diable s'habille en Prada" alors revenez vite me trouver ;)

Tschüss Nora

dimanche 20 février 2011

Recap & Best of 2010

 

Le Mec de la Tombe d’à côté, de Katerina Mazetti.
Benny et Désirée se rencontrent au cimetière sur les tombes de, respectivement, leur mari et leur mère. Tout les oppose et pourtant… Ainsi que Les Larmes de Tarzan, du même auteur.


La série chinoise de Peter May, à lire dans l’ordre: Meutres à Pékin, Le quatrième Sacrifices, Les Disparues de Shanghai, Cadavres chinois à Houston. Pour ceux qui aimeraient aller à Pékin, l'atmosphère y est, paraît-il, fidèlement reconstituée.

 
  

Pour les histoires de filles, ma sélection de Lauren Weisberger (qui pourrait bien être notre prochaine "Auteur incontournable";))
Dans le premier, Sex, Diamants et plus si affinités... on suit les péripéties de 3 copines qui décident de devenir "le contraire" de ce qu'elles sont mais, bien sûr, comme on dit: Chassez le naturel, il revient au galop! Sympa!
Et le second, People or not people c'est les péripéties de Beth qui quitte son job chez UBS Warburg à New York pour se lancer dans les relations publiques: drôle, surprenant et tendre..


Clin d'oeil: Ils ne sont pas de 2010 mais ils en valent la peine!

Les Accro du shopping à lire si vous les connaissez pas ou à relire pour rire..

En allemand: Nachts um eins am Telefon, de Michael Köhlmeier, différentes petites histoires d'un homme qu'on découvre au fil de ses conversations téléphoniques nocturnes (pour ceux qui aime lire en allemand;))

Voilà quelques idées pour les vacances ou les we cosy à la maison, en attendant les prochaines idées que je vais explorer pour vous et vous en donner des nouvelles avant l'été!

Bonne lecture, Nora :-)

jeudi 17 février 2011

L'Auteur incontournable...

Bonjour
J'ai pensé vous présenter des auteurs que j'apprécie dans une rubrique que j'ai appelée: "L'Auteur incontournable..."

Aujourd'hui, il s'agit de:



Camilla Läckberg..
est suèdoise et vit à Fjällbacka -petite ville côtière dans le sud de la Suède, près de Göteborg- là où se situent également tous ses romans.

Camilla Läckberg est l'une des plus jeune auteure à succès dans son genre. Elle a reçu plusieurs Prix:
- Prix SFTK - écrivain de l'année 2005 (Suède)
- Prix de littérature du peuple suédois - 2006 (Suède)
- Grand Prix de littérature policière - 2008 (France)

Son personnage principal, Erica Falck, mène l'enquête dans les septs romans (5 seulement ont étés traduits en français à ce jour). Bien sûr, Patrik, son fiancé puis mari est policier, ce qui permets d'avoir les informations en temps réel et surtout d'avoir le pouvoir de mener l'enquête (la police ou tout au moins 1 personnage policier est incontournable dans un roman policier).

Les personnages sont récurrents, ils évoluent au file des enquêtes et on a le plaisir de découvrir un peu plus de leures personnalités au fur et à mesure qu'on tourne les pages. Autant comme ses romans sont noirs, les histoires annexes de ses personnages sont très drôles.

Ses romans:
"La Princesse des glaces" - 2003 / 2008 en français
"Le Prédicateur" - 2004 / 2009 en français
"Le Tailleur de pierre" - 2005 / 2010 en français
"L'Oiseau de mauvase augure" - 2006 / 2010 en français
"L'Enfant allemand" - 2007 / 2011 en français

Romans pas encore sortit en français:
"La Sirène" - 2008 / probablement 2011 encore
"Le gardien de phare" - 2009 / ...
"Blizzard et parfum d'amande" - 2010 / ...

Erica Falck ou son mari Patrik Hedström sont impliqués dans chaque roman -à part le deuxième- d'une façon personnelle. Dans "La Princesse des glaces" c'est l'amie d'enfance d'Erica qu'elle retrouve morte dans sa baignoire gelée. Dans le troisième "Le Tailleur de pierre", c'est la fille d'une amie du couple qui est repêchée morte, flottant dans le port de Fjällbacka. Dans le quatrième, les collègues du commissariat de Patrik sont directement impliqués et dans le dernier "L'Enfant allemand" cela concerne de très prêt la mère d'Erica, décédée dans un accident de voiture quatre ans plus tôt. C'est d'ailleurs à cause de la mort de ses parents qu'Erica quitte Stockholm pour revenir dans la petite ville de Fjällbaka. Auteure de biographie, elle s'installe dans la maison de ses parents et rencontre Patrik Hedström un ami d'enfance, fraichement divorcé de Karin (personnage qui revient dans le 5e tome). Elle a une soeur plus jeune, Anna, qui est aussi un personnage récurrent. Erica et Patrik sont parents d'une petite Maya, qui nait dans le 2e tome.

L'auteure n'hésite pas à aborder des sujets plus sensibles tel que la corruption, l'alcoolisme, le suicide, la violence conjugale, les pratiques pédophiles, les conflits de voisinage, la maternité et les congés parentaux (n'oublions pas qu'en Suède le père a droit à un congé parental d'un an), l'homosexualité et les enfants dans les couples gays ou le phénomène de la téléréalité et ses pièges ou encore d'une certaine façon l'extrême droite en Europe (plus particulièrement en Suède) dans le dernier tome "L'Enfant allemand" qui, comme on s'en doute, traite de la seconde guerre mondiale et ses répércutions à nos jours encore.

Camilla Läckberg a également co-écrit un autre roman policier avec Christian Hellberg, en 2008, qui s'intitule: "Smaker fran Fjällbacka" qui n'est malheureusement pas encore traduit en français.


  

Je vous recommande de les lire et j'espère que vous aurez beaucoup de plaisir à vous plonger dans ce bain de noirceur nordique!

Bye Nora

dimanche 6 février 2011

Amélie Nothomb - "Le fait du Prince"


Ci-dessous, le premier chapitre du roman "Le fait du prince" d'Amélie Nothomb

- Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l'appui, que l'individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix.
- Pour ma part, je n'aurais pas songé à appeler la police, mais un médecin.
- Cela revient au même. Ces gens-là sont de mèche. Si quelqu'un à qui vous ne tenez pas a une crise cardiaque à votre domicile, vous êtes le premier suspect.
- Suspect de quoi, si c'est une crise cardiaque?
- Aussi longtemps qu'on a pas prouvé que c'est une crise cardiaque, votre appartement est considéré comme une scène de crime. Vous ne pouvez plus toucher à rien. Les autorités envahissent votre domicile, c'est à peine si elles n'inscrivent pas l'emplacement des corps avec de la craie. Vous n'êtes plus chez vous. On vous pose mille questions, mille fois les mêmes.
- Où est le problème si l'on est innocent?
- Vous n'êtes pas innocent. Quelqu'un est mort chez vous.
- Il faut bien mourir quelque part.
- Chez vous, pas au cinéma, pas à la banque, pas dans son lit. Ce quidam a attendu d'être chez vous pour passer l'arme à gauche. Le hasard n'existe pas. S'il est mort à votre domicile, vous y êtes forcément pour quelque chose.
- Mais non. Cette personne peut avoir éprouvé une émotion violente à laquelle vous êtes étranger.
- Elle a eu le mauvais goût de l'éprouver dans votre appartement. Allez expliquer cela à la police. A supposer que les autorités finissent par vous croire, pendant ce temps le cadavre est chez vous, on n'y touche pas. S'il est mort sur votre canapé, vous ne pouvez plus vous y asseoir. S'il a trépassé à votre table, habituez-vous à partager les repas avec lui. Il va falloir cohabiter avec un macabée. N'avez-vous pas remarquer dans les journaux, la formule consacrée : "l'individu est mort pendant qu'on le conduisait à l'hôpital"? Avouez que c'est drôle, cette propension qu'ont les gens à mourir au cours d'un trajet, dans des véhicules anonymes. Oui, car vous aurez compris que ce ne doit pas être votre voiture.
- Ne poussez-vous pas la paranoïa un peu loin?
- Depuis Kafka, c'est prouvé: si vous n'êtes pas paranoïaque, vous êtes coupable.
- A ce compte-là, mieux vaut ne jamais recevoir.
- Je suis content de vous l'entendre dire. Oui, mieux vaut ne jamais recevoir.
- Monsieur, que sommes-nous en train de faire?
- Nous sommes reçus, nous ne recevons pas. Nous sommes des petits malins. Faut-il que nos hôtes nous apprécient  pour prendre ainsi le risque que nous venions mourir chez eux?
- Vous me paraissez en bonne santé.
- On croit cela. Vous savez ce que c'est. Il est plus tard que nous ne le pensons. Il nous reste peut-être si peu à vivre. Ce temps, nous ne devrions pas le consacrer à des mondanités.
- En ce cas, pourquoi êtes-vous ici?
- Pour une raison que j'imagine identique à la vôtre: parce qu'il est difficile de refuser. Cette question est moins mystérieuse que celle-ci: pourquoi nos hôtes nous ont-ils invités?
- Parlez pour vous.
- Je ne parle pas plus de votre qualité que de celle des autres personnes qui nous entourent. C'est d'autant plus bizarre que tous ces gens ici présents, intelligents et qui éprouvent  visiblement une certaine sympathie, voire de l'amitié les uns pour les autres, n'ont absolument rien à se dire. Ecoutez-les. C'est inévitable: passé l'âge de vingt-cinq ans, toute rencontre humaine est une répétition. Untel vous parle et vous pensez: "Tiens, c'est le cas 226 bis." Quel ennui. Comme je connais déjà tout ça. Je suis là ce soir uniquement parce que je n'ai pas envie de me brouiller avec nos hôtes. Ce sont mes amis, bien que leur conversation ne m'intéresse pas.
- Et vous ne leur rendez jamais la politesse?
- Jamais. Je ne comprends pas pourquoi ils continuent à m'inviter.
- Peut-être parce que vous êtes vote meilleur contre-exemple: ce que vous venez de me raconter au sujet du décès, je ne l'avais jamais entendu.

Mon avis sur le livre
Je trouve le roman trop invraissemblable. Au début, l'histoire est encore sympa à lire, l'auteure nous plonge dans une atmosphère peu réel mais encore plausible avec cet homme qui sonne à la porte et demande pour téléphoner, là il fait un malaise et meurt... Tout le monde réagirait en appelant une ambulance ou la police, lui non. Il se mets à rêver de prendre l'identité du mort! Bon jusque là, ça peut paraître encore -pourquoi pas- plausible mais ensuite les éléments improbables s'enchainent et la fin est bâclée. Elle finit son roman avec une fin sans détail et trop vite racontée. D'un coup, on ne vit plus les événements par les personnages mais racontés à la "va-vite" les uns après les autres et l'histoire n'as plus d'intérêt.

Par contre, je trouve ce premier chapitre sympa à lire et j'avais envie de le partager ici.

Bye Nora