dimanche 23 octobre 2011

L'auteur incontournable...

du mois d'octobre est la reine du suspense:



Mary Higgins Clark
Elle est américaine, née le 24 décembre 1927 à New York, elle vit maintenant dans le New Jersey.
D'origine irlandaise, elle revendique ses origines et dit souvent: "les irlandais sont des conteurs-nés". Son premier mari est Warren Clark, lui-même écrivain, ensemble ils ont eu une fille Carol, qui est aussi écrivaine. Le roman policier est, chez eux, une histoire de famille car sa belle-fille Mary-Jane Clark est également écrivaine.

Elle commence à écrire à la mort de son mari en 1964, elle publiera une biographie de George Washington, qui malheureusement ne se vendra pas bien. Suite à ça, elle décide de s'essayer au roman à suspense en publiant en 1975 "La Maison du Guet" ("Where are the Children") qui est directement un best-seller. 
Nous, les francophones, on fera sa connaissance deux ans plus tard avec son second roman : "La nuit du renard" publié par Albin Michel et qui obtient le Grand prix de la littérature.
La maison Albin Michel décide alors de créer une nouvelle collection: Spécial suspense, où sortiront ces 26 prochains romans.

Mary Higgins Clark est la reine incontestable du suspense!
En 1986, elle préside l'"International Crime congress" et l'année suivante, elle est présidente du  "Mystery Writers of America" dont elle est déjà membre active depuis plusieurs années. 

Elle a une bibliographie impressionnante, pour ne citer que les plus connus:

- La Maison du Guet
- La nuit du Renard
- La clinique du Docteur H
- Un cri dans la nuit
- Ne pleure pas ma belle
- Dors ma jolie
- Recherche jeune femme aimant danser
- Nous n'irons plus au bois
- Un jour tu verras...
- Ce que vivent les roses
- La maison au clair de lune
- Ni vue, ni connue
- Tu m'appartiens

En France (en français), elle a vendu plus de 20 millions d'exemplaire et plus de 50 millions aux Etats-Unis. En 1999, un sondage publié par Le Monde la donnait en deuxième position des auteurs les plus lus par les jeunes entre 12 et 30 ans.

Je vous recommande vivement d'en choisir un au hasard dans la liste et de vous plonger dedans lors de ces prochaines longues soirées d'hiver.

Je suis en train de vous préparer une liste de plusieurs auteurs et plusieurs livres à découvrir... J'espère encore pour cette semaine, mais il y a vraiment beaucoup à lire;) mais ça vient promis!
A bientôt, Noraaa;)


mercredi 12 octobre 2011

Devenez écrivain de roman policier




Chose promise, chose due..



Je vous avais parlé du programme de fin d'année au mois de juin et... bien oui nous y voilà déjà!
Pendant ce mois d'octobre, nous allons "décortiquer" les romans policiers.
Vous rêvez de devenir la nouvelle Camilla Läckberg ou la nouvelle Mary Higgins Clark et pour vous messieurs le nouveau Emile Zola? Lisez ce qui suit...


Pour commencer c'est quoi un polar?
Tous les indices que découvre le détective devront être mis à la disposition du lecteur.
Le meurtrier sera introduit tôt dans le livre.
Le crime devra être sérieux. Personne ne voudra lire une histoire qui parle d'un vol de tasse à café, même au bureau!
La solution devra être activement recherchée, puis trouvée, il ne faut pas qu'elle tombe comme un cheveu sur la soupe à la fin du livre.
Il faut un certain nombre de suspects, et le meurtrier doit se trouver parmi eux.
Bon jusque là c'est pas trop compliqué..
Quand on épluche tout ce qui l'entoure, il s'agit simplement de trouver un motif, un meurtrier et un (ou plusieurs) façons de le tuer. A partir de cette ossature, vous poursuivez et ajoutez ce qui va l'habiller. Commençons par le composant:

Le suspens
Créer du suspens est l'essence même de ce que recherche un auteur de polars, dont la plus grande hantise est d'ennuyer le lecteur. Pour cela, voici quelques indices:
- Varier le cadre extérieur, en changeant de localité ou en changeant de style de vie même dans la région dans laquelle se déroule votre roman il y a la possibilité d'introduire d'autres cultures par exemple ou de niveau de vie différents des personnages.
- Varier le cadre intérieur, le cadre intérieur est ce que nous abritons en nous: pensées, réflexions, personnalité, etc.. vous pouvez pour cela utiliser plusieurs personnages dont nous suivrons les points de vue.
- Brouiller les pistes, en anglais: red herrings, soit harengs saurs.
Il existe plusieurs moyens, l'une d'entre elles consiste à créer un personnage qui n'a pas le moindre motif, aucun moyen de tuer et qui semble totalement innnocent. Selon la vieille thèse "le moins suspect est le meurtrier", les lecteurs vont l'avoir à l'oeil tout au long du récit!
- Introduire plusieurs suspects
- Faire des insinuations, un outil très efficace. Insinuez par exemple qu'une personne tait quelque chose. Le lecteur ne sait pas quel est son secret, ni même s'il a quelque chose à voir avec le meurtre, mais sa curiosité est forcément éveillée.
- Pour finir le "cliffhangers": la méthode qui consiste à terminer un passage sur une situation de suspense, du même style que la fin de l'épisode de votre série télé préférée!

Et LE plus important, les personnages:
Le suspens est primordial mais il fait un piètre polar sans une bande de personnages intéressants et crédibles. Les créer est dans doute parmi ce qu'il y a de plus plaisant dans l'écriture d'un polar. Pouvoir peuplé son propre monde rien qu'avec ce qu'on a dans le crâne! Veillez à bien vous amuser en inventant vos personnages, ainsi non seulement ils seront crédibles, mais tôt ou tard ils seront comme de bons vieux copains :-)
Pensez à tout:
- les vêtements, l'odeur, la voix, l'attitude corporelle, l'apparence physique, le métier, l'âge, le passe-temps, l'état-civil etc...
L'imagination du lecteur vous sera également d'une grande aide, je vous explique: si vous dites d'un personnage qu'il est collectioneur de timbre, le lecteur fait automatiquement tout un tas de suppositions sur cet homme.

Le personnage principal: rare sont les auteurs de polars qui ont choisi de ne pas avoir de personnage principal. Celui-ci détermine le ton du livre et si vous avez envisagé d'écrire une série centrée sur lui, il est important que vous l'appréciez et que vous puissiez vous appuyer sur lui/elle.

Faite attention également aux dialogues, un dialogue très bien écrit donne une bonne image des protagonistes et fait avancé le livre, au contraire un mauvais dialogue peut amené le lecteur à déclarer que le livre est nul..
Veillez à ce que chaque personnage ait sa "propre" voix, plusieurs facteurs influence la façons de parler d'une personne: son âge, son sexe, sa position sociale, son métier, etc..

La recherche
Malheureusement, on n'a pas la science infuse comme on dit et si vous voulez parler d'un sujet précis, d'un domaine précis (médical par exemple) et ben il faut s'y mettre et il faut faire des recherches. La première chose à savoir, c'est que tout ce que vous écrivez n'a pas besoin d'être vrai, le plus important c'est que ça soit plausible.

Voilà voilà vous voilà paré pour vous lancez!!

Il y a quantité de chose à dire sur "comment écrire un roman policier, c'est pourquoi je vous recommande de commander: "Ecrire un roman policier et se faire publier" de Alain Bellet, chez Eurolles Edition.
La semaine prochaine, je vous recommanderai plusieurs romans policiers en fonction de la région dans laquelle il se déroule ainsi que leur cadre, leurs personnages mythiques pour certains..

Avez-vous des idées? Etes-vous lecteur de roman policier? 
laissez vos commentaires :-)
See ya Nora

jeudi 22 septembre 2011

Nos héros


Bonjour
J'espère que vous avez passé un bel été!
L'automne est venu frappé à notre porte, et même si on ne lui l'a pas ouverte, il s'est installé. Là dans le buisson dont les feuilles prennent un ton jaune-doré, là dans ce petit air frais qui se faufile dans votre chambre le matin pour vous réveiller et vous faire remonter la couverture sur vos épaules.
L'automne qui chasse le soleil au zénith pour nous apporter une lumière plus chaude et parer de milles couleurs différentes nos forêts et nos paysages.
L'automne signifie aussi : Rentrée! 
Au niveau de la rentrée du blogg, voilà un sujet sur: nos Héros!!
Un héros -ou héroïne, au féminin- est un personnage réel ou fictif dont les prouesses valent qu'on loue leur grandeur.
Cela dépend des cultures, un héro peut être un demi-dieu, un personnage légendaire, un idéal, un surhomme ou simplement une personne dont on admire le courage. Mais attention le "héro" est toujours dans l'abnégation, c'est rare qu'on admire quelqu'un de vaniteux.. on peut l'admirer pour ce qu'il a fait ou accompli mais il ne sera certainement pas : notre héro.

Les premiers héros de notre histoire furent Hercule, Homère, Achille ou encore Ulysse.

Les héros antiques avaient un pouvoir surnaturel et on leur prêtait plusieurs dons. 
Ils cohabitaient tous dans des "épopées" c'est-à-dire des récits mythologiques regroupant plusieurs héros, telle que l'épopée homérique de la guerre de Troie ou l'Illiade.

Ensuite vient le héros médiéval, telle que le Roi Arthur, Robin des bois, Richard coeur de Lion, Charlemagne, Jeanne d'Arc.

Avec eux, la fonction du héro évolue, il devient un personnage-clé pour changer les mentalités. Dévoué à son seigneur, il défend une cause et il force l'admiration de ses pairs par son engagement et surtout le courage de ses actes.

Puis suivirent les héros qu'on appelle "de transition" aussi légendaires que réalistes, telle que les pirates et corsaires des Caraïbes, les Mousquetaires dont le plus connu: d'Artagnan, Cyrano de Bergerac. Mais aussi les cow-boys ou les héros nationaux comme les pères fondateurs des Etats-Unis et pour nous les suisses: Guillaume Tell!


Mais il y a aussi des héros "fantaisie" inventés de toutes pièces comme Harry Potter, Aragorn (Seigneur des Anneaux), Bobby Pendragon, Luke Skywalker (Star Wars).

Ces héros incarnent des personnages courageux, porteurs de valeurs telles que le courage, l'espoir et l'abnégation. 
Par extension, le terme "héros" désigne le personnage principal d'une oeuvre de fiction quelles que soient les qualités dont il a fait preuve. Si sa conduite ne correspond pas à un idéal, si par exemple il est lâche ou cupide, ce héros sera qualitfié de "antihéros".


En bonne patriote que je suis;) j'ai décidé de vous faire connaître plus en détails l'histoire de Notre Héro: 

Guillaume Tell 

est un héro légendaire de l'indépendance de la Suisse. Beaucoup d'historiens se sont contredis mais il semblerait que se soit vraiment une légende. Il aurait vécu dans le canton d'Uri au début du XIVe siècle.
Guillaume Tell était un ancien soldat retiré, qui maniait très bien l'arbalète. 
A l'époque, toute la région faisait partie de l'Empire des Habsbourg (Autriche) et un nouveau bailli (gouverneur) fut nommé pour la région de Schwyz et Uri. Le bailli Gessler fit ériger un grand mât sur la place public et y accrocha son chapeau. Il obligea à chacun qui passait devant, de se courber afin de mettre à l'épreuve la loyauté de la population. 
Guillaume Tell était passé devant plusieurs fois sans se courber, il fut dénoncé et le bailli Gessler lui ordonna de percer d'une flêche une pomme posée sur la tête de son fils à l'aide de son arbalète.
Guillaume Tell réussit son exploit le 18  novembre 1307.
Le bailli remarqua que Guillaume Tell dissimulait une seconde flêche dans sa chemise, il lui demanda quelle en était la raison et Guillaume Telle lui repondit que s'il avait manqué son but la seconde flêche aurait été pour le tuer (le bailli).
Il fut alors arrêté et emmené, probablement près de Lucerne -la légende parle du Lac des quatres cantons-, au cours du déplacement Guillaume Tell réussit à s'échapper de la barque (ce fait historique est commémoré dans la chapelle de Tell près de Sisikon).
Et par la suite, Tell tua le bailli dans le chemin creux entre Immensee et Küssnacht.
Cet épisode héroïque aurait été à l'origine de la rébellion des Suisses contre les ducs d'Autriche, ce qui conduisit à l'unification des cantons historiques et à l'indépendance de la Suisse.
Le mythe emprunte des éléments à l'histoire, dont cette chappelle de Tell érigée en 1388, mais aussi à l'imaginaire. Une légende similaire éxiste en Suède également.
Mais cette légende a une grande importance pour la Suisse et les Suisses, car Guillaume Tell est le symbole d'une identité nationale.

Pour la petite histoire, j'ai cherché partout mais je n'ai pas pu savoir comment s'appelait le fils de Guillauem Tell, si quelqu'un sait... :-)

Dans quelques jours je reviendrai pour vous proposer une sélection de livres sortis pour la rentrée littéraire de septembre. 

D'ici là Take care and enjoy the life ;-)
See ya Nora

mercredi 14 septembre 2011

Mon mac et moi...

... mon mac et moi c'est "Amour et confusion"
ne vous y trompez pas, je ne me suis pas lancée sur le marché du sexe, je parle de mon imac!!

Au premier abord c'est le coup de foudre lorsque je l'ai vu sortir de son carton! Il est grand, il est beau, il est classe, il a du charisme, une qualité rétinienne à vous couper le souffle, un son à baver sur votre clavier un bon moment.. mais lorsqu'on commence à l'utiliser on s'aperçoit qu'il est.. un peu bête.

Le clavier est petit, joli tout mignon, un régale pour les mains mais vite on se rend compte que s'il est petit c'est justement parce qu'il manque pleins de touches!
Plus jamais de "delete" possible et c'est toute une histoire lors du premier email pour trouver comment insérer l'@! (vous remarquerez que j'ai fini par le trouver!)

Afin de trouver des réponses à mes questions, google et les forums spécialisés sont devenus mon nouveau cercle d'amis, ah oui il faut configurer le clique-droit de la souris? ah oui tu ne peux plus faire "copy-past" ici et là? passe encore mais de là à totalement repenser toute ma vie informatique pour lui..
Enfin maintenant qu'il trône fièrement dans mon salon, il me faudra faire des concessions!

Non mais je suis sûre que mon imac et moi c'est "une nouvelle histoire d'amitié qui commence.."
Maintenant que je comprends le suisse-allemand je sais que, dans la vie, tout est possible! et la pomme et moi on va devenir les meilleurs amis du monde! :-)

A bientôt, Nora

PS: pas de photo possible Imac mets à jour mon Itunes et comme tout le monde le sait c'est pas multitâches ces engins-là!! grrrr

dimanche 14 août 2011

Stupeur et tremblements... au pays du Soleil levant

C'était avec "stupeur et tremblements" que le japonais devaient s'adresser à son Empreur... je dois dire que c'est aussi avec stupeur et tremblements que j'ai lu l'oeuvre d'Amélie Nothomb intitulée des mêmes mots. Roman autobiographique qui raconte son année dans la société Yumimoto à Tokyo.

En 1990, elle part un an travailler dans cette entreprise japonaise comme traductrice, elle va découvrir l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise en même temps que les codes de conduite qui gouverne la vie sociale au Japon. Sa descente dans la hiérarchie sera inexorable jusqu'à être "dame pipi" pendant sept mois. Toutefois, pour ne pas "perdre la face" elle ne démisionnera pas.
Pour ce roman, Amélie Nothmonb recevra le Grand prix du roman de l'Acamédie française en 1999.


Amélie Nothomb est née le 13 août 1967 à Köbe au Japon. C'est un écrivain belge de langue française, elle vie à Paris. Son premier roman est publié en 1992 et s'intitule: "Hygiène de l'assassin" suivit de "Le sabotage amoureux" une année après. Elle publiera ainsi 1 roman par an, pour arriver à 20 romans à ce jour.

Adulée, critiquée, marginale, elle reste fidèle à ses idées, laisse vagabonder sa plume au gré des pages blanches et couche sur le papier des récits toujours plus originaux les uns que les autres. Son père était Ambassadeur de Belgique et elle découvrit avec sa famille la Chine, New York, et l'Asie du Sud-Est. Elle est née donc au Japon et reste profondément marquée par la culture nippone qu'elle porte dans son coeur et transpose dans ses romans.

Son livre "Stupeur et tremblements" a été adapté au cinéma en 2003 par Alain Corneau, avec Sylvie Testud dans le rôle d'Amélie.

Au mois de janvier, je vous avais fait partager le premier chapitre de "Le fait du prince" que vous pouvez retrouver dans les archives du blog.

Je vous recommande de lire ce "petit" livre de 180 pages, qui nous fait découvrir sous un autre angle ce pays dont j'ai eu beaucoup de plaisir à vous parler pendant ces deux mois de vacances!

Maintenant, je prends quelques jours de congé pour le blog et je reviendrai à la rentrée en  partant sur les traces de Sherlock Holmes et d'autres héros anglais. Pour une fois, ce ne sera plus les auteurs qui seront à l'honneur mais les héros qui naissent sous nos plumes. Nous découvrirons ensuite tout un dossier sur les romans policiers en automne et retournerons dans le Nord plus précisément en Suède, pays cher à mon coeur, pour la fin de l'année avec l'écrivaine Ingrid Lungren, les contes d'Andersen pour raconter Noël... et pleins d'autres surprises.
Je me réjouis déjà de la rentrée et vous dit: A bientôt!

See you Nora...


lundi 8 août 2011

L'Empire du Milieu - 中东联合王国

Aujourd'hui, déplaçons nous un peu plus au nord du côté de l'Empire du Milieu, la Chine.

La Chine et sa Révolution culturelle.
Je ne vais pas m'étendre sur la Révolution de Mao qui n'a de révolutionnaire que le nom et de culturelle malheureuse que le prétexte et qui fut plus une campagne contre la culture, l'intelligence et l'éducation qu'autre chose.. Mais cette période est souvent le thème principal des romans chinois de notre époque où en tout cas il y a, dans les romans chinois acutels, naturellement beaucoup de références à cette période. Je vous l'avais déjà expliqué en vous présentant la série chinoise de Peter May et cette fois je vous présente: 




Qiu Xiaolong
est un écrivain chinois, né à Shanghaï en 1953. Il vit aux Etat-Unis et enseigne à l'Université de St-Louis. Qiu Xiaolong a soutenu une thèse sur le poète T.S. Elliott, la poèsie se retrouve tout au long de ses romans par son personnage principal Chen Cao, policier poète qui décrit la vie à Shanghaï, sa politique, sa corruption et parle du Parti et des bouleversements de la Chine moderne.

Sa bibliographie:
- Mort du'une héroïne rouge, 2000
- Visa pour Shanghaï, 2002
- Encre de Chine, 2004
- De soie et de Sang, 2007
- La Danseuse de Mao, 2008
- Cité de la Poussière Rouge, 2008
- Les courants fourbes du Lac Taï, 2010
- La bonne fortune de Monsieur Ma, 2010

Je vous recommande particulièrement "La bonne fortune de Monsieur Ma" que j'ai bcp aimé, mais un de nos lecteur apprécient beaucoup "Mort d'une héroïne rouge" alors.. à découvrir!

En faisant des recherches sur des livres à vous proposer sur le Japon, je suis tombée sur ce livre: "Tokyo Sisters" une sorte de documentaire avec des propos repris et expliqués par Raphaëlle Choël et Julie Rovéro-Carrez, deux journalistes françaises qui ont vécus à Tokyo plusieurs années et qui ont constitués un petit recueil de leurs rencontres enrichissantes et ... amusantes! Elles essayent de nous faire découvrir le quotidien de ces japonaises mordues de travail et respecteuses des traditions ancestrales tout en vivant bien les deux pieds dans notre temps modern.
"Comme l'air que l'on respire, on doit être là tout en sachant se faire oublier" disent les japonaises. Elles se livres sans retenue en nous offrant des tranches de vies choisies, leurs vies, dans lesquelles nous nous glissons avec délice.



!!!! Je vous rappelle que notre grand concours de l'été court toujours et que vous pouvez continuer de vous inscrire jusqu'au 15 août pour le tirage au sort!!!!!

Bonne lecture et beaucoup de plaisir :-)
Nora

mercredi 3 août 2011

L'Art du Haïku‏

L'esprit du Haïku est une invitation à plus de vie..
Le haïku est un petit poème japonais qui s'écrit en "5, 7, 5", c'est-à-dire en 17 syllabes. Voici un exemple:

Le coucou localise
l'endroit
où nous ne sommes pas
(Kerouac)

ou encore:

Délice
de traverser la rivière d'été
sandales en main
(Buson)

Il s'agit de saisir les instants précieux, le kaïku est le versant poétique de toute la philosophie zen. Tout en retenue, en allusion, on ressent sobrement l'émotion d'autant plus intense qu'elle est canalisée en trois vers. C'est souvent un moment de vérité avec soi-même, sa seule source c'est bien celle du coeur et non de l'intellect: pas d'analyse, pas de vérité générale ou de métaphore... D'ailleurs, un bon haïku n'appelle aucun commentaire. Celui-ci ne ferait que redire ce que le mini-poème a le pouvoir de délivrer d'un seul jet, de quelques syllabes.En ce sens, ils sont d'abord une célébration. En lire invite à se rappeler tout ce qui fait "le sel" de la vie; en écrire permet de constituer peu à peu son livret personnel des meilleurs moments à jamais perdus.

Noir l'oiseau
Non! bleu!
la branche en bouge encore
(Kerouac)

Rapport à la nature..
Bien sûr comme souvent dans l'art asiatique beaucoup de haïku se rapportent à la nature. Pour ceux qui explorent l'univers du haïku, cette dimension est fondamentale. Pour le haïkiste, la nature n'est pas un "environnement" mais l'essence même de l'existence, l'unique source à laquelle on peut toujours s'abreuver. En cela, le haïkiste reste profondement imprégné de la philosophie chinoise.

Atteindre l'équilibre..
"Léger et pourtant profond, minuscule et grand en résonnances, reposant sur le vide et le non-dit et cependant si plein de sens.."
Le haïku respecte une régle métrique de "5, 7, 5" syllabes même si certains en écrivent à plus de syllabes tout en respectant l'exprit du haïku. Cependant, il faudrait s'en tenir à 17 syllabes afin d'être concis et précis.

Il y a également un rapport à l'impermanence.. saisir l'instant présent, garder une image, une sensation précise:
"Ce qui a été ne peut être encore, ce qui est né mourra"

A entrer dans le monde vivant des haïkus, on y gagne forcément en fraîcheur, en légéreté, en capacité à accueillir l'événement, ce qui advient, sans le juger, sans le commenter, ni le réduire ou l'analyser mais simplement profiter du moment présent, car il passe si vite... en un instant. Un exercice naturel dont nous autres, occidentaux, avons grandement besoin.

"Souvent la lecture des mini-poèmes ressemble à une promenade au pays de saveurs retrouvées"
.. alors vous aussi devenez "haijins" (écrivains de haïku) er partez faire une "ginkgo" (balade pour écrire des haïkus) :-)
See ya, Nora


 Ref.: Sei Shônagon, Notes de chevez, Gallimard, coll. Connaissance de l'Orient, 1997
L'empire des signes, Seuil, coll. "Points", 2007
Jack Kerouac, le Livre des haïkus, La Table ronde, 2006