dimanche 14 août 2011

Stupeur et tremblements... au pays du Soleil levant

C'était avec "stupeur et tremblements" que le japonais devaient s'adresser à son Empreur... je dois dire que c'est aussi avec stupeur et tremblements que j'ai lu l'oeuvre d'Amélie Nothomb intitulée des mêmes mots. Roman autobiographique qui raconte son année dans la société Yumimoto à Tokyo.

En 1990, elle part un an travailler dans cette entreprise japonaise comme traductrice, elle va découvrir l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise en même temps que les codes de conduite qui gouverne la vie sociale au Japon. Sa descente dans la hiérarchie sera inexorable jusqu'à être "dame pipi" pendant sept mois. Toutefois, pour ne pas "perdre la face" elle ne démisionnera pas.
Pour ce roman, Amélie Nothmonb recevra le Grand prix du roman de l'Acamédie française en 1999.


Amélie Nothomb est née le 13 août 1967 à Köbe au Japon. C'est un écrivain belge de langue française, elle vie à Paris. Son premier roman est publié en 1992 et s'intitule: "Hygiène de l'assassin" suivit de "Le sabotage amoureux" une année après. Elle publiera ainsi 1 roman par an, pour arriver à 20 romans à ce jour.

Adulée, critiquée, marginale, elle reste fidèle à ses idées, laisse vagabonder sa plume au gré des pages blanches et couche sur le papier des récits toujours plus originaux les uns que les autres. Son père était Ambassadeur de Belgique et elle découvrit avec sa famille la Chine, New York, et l'Asie du Sud-Est. Elle est née donc au Japon et reste profondément marquée par la culture nippone qu'elle porte dans son coeur et transpose dans ses romans.

Son livre "Stupeur et tremblements" a été adapté au cinéma en 2003 par Alain Corneau, avec Sylvie Testud dans le rôle d'Amélie.

Au mois de janvier, je vous avais fait partager le premier chapitre de "Le fait du prince" que vous pouvez retrouver dans les archives du blog.

Je vous recommande de lire ce "petit" livre de 180 pages, qui nous fait découvrir sous un autre angle ce pays dont j'ai eu beaucoup de plaisir à vous parler pendant ces deux mois de vacances!

Maintenant, je prends quelques jours de congé pour le blog et je reviendrai à la rentrée en  partant sur les traces de Sherlock Holmes et d'autres héros anglais. Pour une fois, ce ne sera plus les auteurs qui seront à l'honneur mais les héros qui naissent sous nos plumes. Nous découvrirons ensuite tout un dossier sur les romans policiers en automne et retournerons dans le Nord plus précisément en Suède, pays cher à mon coeur, pour la fin de l'année avec l'écrivaine Ingrid Lungren, les contes d'Andersen pour raconter Noël... et pleins d'autres surprises.
Je me réjouis déjà de la rentrée et vous dit: A bientôt!

See you Nora...


lundi 8 août 2011

L'Empire du Milieu - 中东联合王国

Aujourd'hui, déplaçons nous un peu plus au nord du côté de l'Empire du Milieu, la Chine.

La Chine et sa Révolution culturelle.
Je ne vais pas m'étendre sur la Révolution de Mao qui n'a de révolutionnaire que le nom et de culturelle malheureuse que le prétexte et qui fut plus une campagne contre la culture, l'intelligence et l'éducation qu'autre chose.. Mais cette période est souvent le thème principal des romans chinois de notre époque où en tout cas il y a, dans les romans chinois acutels, naturellement beaucoup de références à cette période. Je vous l'avais déjà expliqué en vous présentant la série chinoise de Peter May et cette fois je vous présente: 




Qiu Xiaolong
est un écrivain chinois, né à Shanghaï en 1953. Il vit aux Etat-Unis et enseigne à l'Université de St-Louis. Qiu Xiaolong a soutenu une thèse sur le poète T.S. Elliott, la poèsie se retrouve tout au long de ses romans par son personnage principal Chen Cao, policier poète qui décrit la vie à Shanghaï, sa politique, sa corruption et parle du Parti et des bouleversements de la Chine moderne.

Sa bibliographie:
- Mort du'une héroïne rouge, 2000
- Visa pour Shanghaï, 2002
- Encre de Chine, 2004
- De soie et de Sang, 2007
- La Danseuse de Mao, 2008
- Cité de la Poussière Rouge, 2008
- Les courants fourbes du Lac Taï, 2010
- La bonne fortune de Monsieur Ma, 2010

Je vous recommande particulièrement "La bonne fortune de Monsieur Ma" que j'ai bcp aimé, mais un de nos lecteur apprécient beaucoup "Mort d'une héroïne rouge" alors.. à découvrir!

En faisant des recherches sur des livres à vous proposer sur le Japon, je suis tombée sur ce livre: "Tokyo Sisters" une sorte de documentaire avec des propos repris et expliqués par Raphaëlle Choël et Julie Rovéro-Carrez, deux journalistes françaises qui ont vécus à Tokyo plusieurs années et qui ont constitués un petit recueil de leurs rencontres enrichissantes et ... amusantes! Elles essayent de nous faire découvrir le quotidien de ces japonaises mordues de travail et respecteuses des traditions ancestrales tout en vivant bien les deux pieds dans notre temps modern.
"Comme l'air que l'on respire, on doit être là tout en sachant se faire oublier" disent les japonaises. Elles se livres sans retenue en nous offrant des tranches de vies choisies, leurs vies, dans lesquelles nous nous glissons avec délice.



!!!! Je vous rappelle que notre grand concours de l'été court toujours et que vous pouvez continuer de vous inscrire jusqu'au 15 août pour le tirage au sort!!!!!

Bonne lecture et beaucoup de plaisir :-)
Nora

mercredi 3 août 2011

L'Art du Haïku‏

L'esprit du Haïku est une invitation à plus de vie..
Le haïku est un petit poème japonais qui s'écrit en "5, 7, 5", c'est-à-dire en 17 syllabes. Voici un exemple:

Le coucou localise
l'endroit
où nous ne sommes pas
(Kerouac)

ou encore:

Délice
de traverser la rivière d'été
sandales en main
(Buson)

Il s'agit de saisir les instants précieux, le kaïku est le versant poétique de toute la philosophie zen. Tout en retenue, en allusion, on ressent sobrement l'émotion d'autant plus intense qu'elle est canalisée en trois vers. C'est souvent un moment de vérité avec soi-même, sa seule source c'est bien celle du coeur et non de l'intellect: pas d'analyse, pas de vérité générale ou de métaphore... D'ailleurs, un bon haïku n'appelle aucun commentaire. Celui-ci ne ferait que redire ce que le mini-poème a le pouvoir de délivrer d'un seul jet, de quelques syllabes.En ce sens, ils sont d'abord une célébration. En lire invite à se rappeler tout ce qui fait "le sel" de la vie; en écrire permet de constituer peu à peu son livret personnel des meilleurs moments à jamais perdus.

Noir l'oiseau
Non! bleu!
la branche en bouge encore
(Kerouac)

Rapport à la nature..
Bien sûr comme souvent dans l'art asiatique beaucoup de haïku se rapportent à la nature. Pour ceux qui explorent l'univers du haïku, cette dimension est fondamentale. Pour le haïkiste, la nature n'est pas un "environnement" mais l'essence même de l'existence, l'unique source à laquelle on peut toujours s'abreuver. En cela, le haïkiste reste profondement imprégné de la philosophie chinoise.

Atteindre l'équilibre..
"Léger et pourtant profond, minuscule et grand en résonnances, reposant sur le vide et le non-dit et cependant si plein de sens.."
Le haïku respecte une régle métrique de "5, 7, 5" syllabes même si certains en écrivent à plus de syllabes tout en respectant l'exprit du haïku. Cependant, il faudrait s'en tenir à 17 syllabes afin d'être concis et précis.

Il y a également un rapport à l'impermanence.. saisir l'instant présent, garder une image, une sensation précise:
"Ce qui a été ne peut être encore, ce qui est né mourra"

A entrer dans le monde vivant des haïkus, on y gagne forcément en fraîcheur, en légéreté, en capacité à accueillir l'événement, ce qui advient, sans le juger, sans le commenter, ni le réduire ou l'analyser mais simplement profiter du moment présent, car il passe si vite... en un instant. Un exercice naturel dont nous autres, occidentaux, avons grandement besoin.

"Souvent la lecture des mini-poèmes ressemble à une promenade au pays de saveurs retrouvées"
.. alors vous aussi devenez "haijins" (écrivains de haïku) er partez faire une "ginkgo" (balade pour écrire des haïkus) :-)
See ya, Nora


 Ref.: Sei Shônagon, Notes de chevez, Gallimard, coll. Connaissance de l'Orient, 1997
L'empire des signes, Seuil, coll. "Points", 2007
Jack Kerouac, le Livre des haïkus, La Table ronde, 2006
 

mercredi 20 juillet 2011

**Concours de l'été**

Tjo!


Participez à notre GRAND CONCOURS de l'été et gagnez un des livres présentés sur le Japon ...ou un livre de votre choix!

Pour ça, il vous suffit d'inscrire votre prénom dans les "Commentaires" et de répondre correctement à la question ci-dessous:

-Quel est l'auteur japonais qui a reçu le Prix Nobel de littérature à Stockholm en 1968 ?

Vous avez trouvez?
Vite vite incrivez votre prénom et la réponse correcte dans les commentaires jusqu'à la rentrée, c'est-à-dire le 15 août 2011, où une main innocente tirera au sort le prénom de l'un d'entre vous :-)

PS: si vous n'arrivez pas à laisser de commentaire sur le blog vous pouvez aller sur mon facebook Vero Rossett - Nora Erikson et laissez votre réponse sous la publication du Noras Blogg :-)

昇る太陽の土地にようこそ - Bienvenue au pays du Soleil Levant!





Le Japon fera toujours partie de ces cultures qui nous fascine, nous, occidentaux. Et pour cause, le Japon garde une identité profondement différente de la nôtre.

Parlons aujourd'hui de la littérature japonaise.
Mais que dire? ou plutôt que choisir de dire? Car la littérature japonaise s'étend sur une période de presque vingt siècles!

Bien sûr le style est très influencé par la littérature chinoise mais le Japon étant une île qui fût longtemps isolée, elle développa sa propre forme littéraire unique.

Les caractéristiques de la littérature japonaise sont le détachement, l'isolement, l'éloignement et dans beaucoup de cas le héros échoue à la fin.
Dans les quelques oeuvres que j'ai lues, j'observe un fort attachement à la nature et énormément de référence au temps qu'il fait, la température, des formes qui sont décrites en faisant allusions à certaines fleurs, chaque fois décrites en détails. Ce qui nous permet également de bien situer la période de l'année où se déroule le livre.

A partir de 1900-1920, sous l'influence d'écrivains français (eh oui!) le Japon découvre les autobiographies et l'affirmation de soi, avec Shimei Futubatei et Ogaï Mori qui publie "Vita sexualis" en 1909 et son oeuvre célébre "L'Oie sauvage" en 1915. Yasunari Kawabata, "Les belles endormies", "Pays de neige" -voir ci-dessous dans la présentation de livres- publiera entre 1935-1961 plusieures oeuvres internationalement reconnues, c'est un auteur japonais majeur du XXe siècle qui reçut un prix Nobel de littérature, en 1968.

La seconde guerre mondiale et la défaite douloureuse du pays boulversera le paysage littéraire japonais. Sous l'occupation américaine, Yukio Mishima s'imposera comme un "écrivains moderne" avec ces pièces de théâtre.

Ces dernières années ont vu l'émegence de romanciers historiques tel que Ryotaro Shiba, qui retrace le parcours du Japon depuis Meiji, ou encore "Saka no ue no Kumo-Nuages au-dessus de la montée" qui traite du conflit nippo-russe. Et aussi de romanciers poétiques tel que Machi Tawara qui publie "Salada Kinenbi", vendu à plus de 2 millions d'exeplaires.

En parlant de poèmes japonais, je vous parlerai, dans un prochain poste, de l'Art du l'Haïku, petits poèmes courts japonais.

Afin de découvrir -ou pas!- des oeuvres japonaises, je vous conseille:


    Pays de Neige de Yasunari Kawabata

     Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata



ou encore:

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami

 La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

Ce n'est qu'un petit aperçu sommaire mais c'est déjà un bon résumé pour découvrir cette littérature qui est quand même très méconnue chez nous en Europe.

Je vous rappelle qu'on sera tout l'été au Japon alors revenez me trouver!


さようなら、ノラ
A bientôt, Nora

mercredi 6 juillet 2011

Best of & Recap pour les vacances d'été

Hello tout le monde!

Commet promis, voici un "best of & récap" de mes lectures les plus sympas ainsi que quelques idées d'amis lecteurs du blog!

Depuis février et notre dernière "récap", j'ai lu: "Stilletto blues à Hollywood" de Lauren Weisberger, une histoire de fille, mais très sympa et simple à lire.




Je vous recommande aussi les derniers livres de Guillaume Musso:
"L'appel de l'ange" ainsi que "La fille de papier".


  

J'ai lu également : "L'attrape-coeurs" de J.D. Salinger, un classique, surprenant quand même.



Je vous recommande aussi dans le style de "chick litt" : "L'accro du shopping attend un bébé" de Sophie Kinsella et toujours la série de Katherine Pancol: "La valse lente des tortues".

Ou dans un autre registre: "Les visages" de Jesse Kellermann



ainsi que (recommandé par Tamara): "Du bois pour les cercueils" de Claude Ragon, dont voici le résumé:
Le commissaire Gradenne prend froid dans l’hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine…
Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d’une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !
Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d’un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d’âge sans beaucoup d’affinage à la PJ, mais avec du… nez, avisé et goûteux !

Je ne l'ai pas encore lu, je me le réserve pour cet été!

Je vais pas me répéter et vous reparler de tous les livres dont j'ai déjà parlé ces derniers mois mais je vous rappelle que chaque mois je vous présente un/e auteur/e et que vous pouvez facilement aller rechercher des idées en cliquant sur chaque mois dans la marge de droite et relire tous les postes depuis le début de l'année.


Et pour ceux qui restent ici pour les vacances: je vous avais parlé de vous emmener en vacances cet été du côté de l'Asie: chose promise, chose due! :
Nous partirons au Japon!

Mais avant les vacances, j'aimerais vous remercier de me lire, hey oui on est de plus en plus nombreux à lire le blog! Notez qu'on a 2 membres: les meilleurs!! Merci Luca et Tamara;-) et Merci à Derek pour son magnifique texte qu'il a partagé avec nous!

Merci à tous pour vos commentaires aussi bien sur facebook, par email ou par oral, chaque conseil est entendu et pris en considération, après tout c'est VOTRE blog!
Cela fait déjà 6 mois que j'ai vraiment beaucoup de plaisir à écrire ces postes et vous remercie de me suivre!

Je vous souhaite un bel été, de belles lectures et surtout beaucoup de plaisir! :-)
Nora


Moi, à six heures du matin - Derek Perez-Pedrera

Hi
Aujourd'hui je vous offre une surprise: à déguster sans modération!



Six heures du matin. Mon réveil sonne, ma femme se lève avant moi, comme toujours. Elle va prendre une douche, moi je reste encore un peu au lit. Ca a sa justesse et sa logique. Mon rituel matinal consiste à prendre une douche, m’habiller et à quitter la maison.  Pour ma femme, c’est un peut plus complexe, raison pour laquelle elle a besoin d’un peu plus de temps. Comme dit: c’est logique.
Je me lève. Il est 6h30. Je passe entre le lit et le miroir. Je m’arrête un moment et retourne devant le miroir. Je me regarde. Me regarde dans les yeux. J’essaie d'y trouver quelque chose. Mais je n’ai aucune idée quoi. Je continue à me regarder dans le miroir. Le miroir me regarde également. A la radio, il y a „Heaven Help“ de Lenny Kravitz. Je commence à devenir pensif. Tout parait s’arrêter pendant une éternité. Je devrais me raser aujourd’hui. Ma femme me l'a déjà demandé il y a deux jours. Je n’ai encore aucune envie.
Je me hais. Je m‘adore.
Des fois, je me sens comme une personnalité complexe. Comme un être complexe. La complexité personnifiée. Un psychiatre parlerait certainement de schizophrénie.
Des fois, je me sens comme une putaine de Rock-Star. Majestueux et indestructible. Mais en même temps comme Sinead O’Connor : fort et vulnérable en un. Content et quand même désespéré à fond. Privilégié de la vie qui m'a été offerte et quand même affligé.
Enrobé d’un vide pré-dépressif.
Vu d’un côté objectif complétement incompréhensible, complètement absurde. Et quand même : je suis comme ça! Je m’étire à l’abime le plus profond de mon âme, ne vois que douleur et souffrance. Ne vois que maladie, mort et perte. Une obscurité infinie m’entoure. Je ne peux pas me tenir ou m’orienter, je ne sais pas que faire ou que penser.  Je suis perdu quelque part dans nulle part. Je prends le flingue, hésite un moment. Je pointe ma tête.  Et douille. Je sors un couteau de ma poche et le tiens sur mes artères. Il faut couper de façon longitudinale, c’est du moins ce que j’ai lu. Ca va plus vite comme ça. Soudain, je tiens une boîte pleine de pilules dans mes mains. Je les avale d’une fois. Je m’enfonce mon stylo dans le cœur et me vide de mon sang.
Je meurs un million de mortes.
Soudain, à l’horizon de mon âme, je vois une petite lumière blanche. Elle grandi doucement, bouge vers moi. Elle devient de plus en plus grande, jusqu’à ce qu’elle m’assiège entièrement et le miroir me libère de nouveau.
Le miroir me regarde encore dans les yeux et mes yeux cherchent encore désespérement quelque chose dans le miroir.
Je force mon regard loin du miroir et tourne ma tête vers la fenêtre. Il pleut dehors. A la radio, il y a maintenant „I’m leaving on a jet plane“ de John Denver. Il chante qu’il va prendre l’avion et qu’il ne sait pas quand il reviendra. Plus tard, il mourra vraiment dans une catastrophe aérienne.
Le destin. Quelle ironie de merde!
De nouveau, je vise le miroir et je me dis : „Je ne suis pas fou. Je suis tout à fait normal. Normal dans un monde où la folie constitue la norme.“
Je prends une douche, m’habille et quitte la maison. Sans me raser.
Je m’adore! Je me haie!
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Je trouve ce texte vraiment bien, j'aime les histoires qui se déroulent en quelques minutes... parfois en quelques minutes, justement, il se passe tellement de choses dans nos têtes, une situation qui devient clair et qui change la journée.
J'aime bien aussi la description de l'endroit on imagine directement le personnage devant son miroir et l'ambiance décrite grâce aux noms des musiques que le personnage écoute et enfin les liens tissés entre le début et la fin du texte :-)